Qu’est-ce que la RSE ?


cube avec inscrit RSE sur l'une des faces (responsabilité sociale des entreprises)

La Responsabilité des entreprises définition


La responsabilité sociétale des entreprises c’est la prise en compte de l’impact social et environnemental de ses activités par une entreprise, tout en conservant sa stabilité économique. Le but de la RSE est de diminuer l’impact négatif voire d’essayer d’avoir un impact sociétal positif. On parle aussi de développement durable appliqué aux entreprises. La définition de ce que contient réellement cette responsabilité fait débat depuis l’émergence du terme. Une des définitions proposées par Milton Friedman (1970) est la plus réductrice : “la responsabilité sociétale de l’entreprise est d’augmenter son profit”. Cette définition sous-entend qu’en augmentant le profit, l’entreprise a un impact positif sur la société puisque les profits sont réinjectés dans l’économie (via les salaires, les investissements, et la production de l’entreprise) ce qui augmente le niveau de vie. Mais cette théorie a plusieurs écueils, et notamment, elle ne prend pas en compte les limites environnementales de la croissance économique des entreprises, ni le fait que les profits réalisés par les entreprises ne bénéficient pas toujours à la société dans son ensemble mais parfois uniquement à une poignée de personnes.

A l’inverse, une définition de la RSE beaucoup plus répandue est celle proposée par le World Business Council for Sustainable Development qui décrit la responsabilité sociétale de l’entreprise comme une attitude éthique de l’entreprise envers la société. Cela comprend une attitude responsable du management envers toutes ses parties prenantes et non uniquement envers ses actionnaires.

Il existe plusieurs référentiels pour définir et qualifier la RSE. Les principaux sont :

  • La norme ISO 26000

  • Les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) du Global Compact des Nations unies

Comment faire de la RSE ?


Comme dans le développement durable, la RSE s’appuie sur les trois piliers économique, social et environnemental. Mais à ces trois piliers s’ajoute un quatrième pilier transversal : celui de la gouvernance qui est central dans une démarche RSE. Depuis l’émergence de la notion de “corporate governance” (“gouvernement ou gouvernance d’entreprise”), le débat se centre autour des enjeux de pouvoir dans l’entreprise. Le passage à un capitalisme actionnarial dans les années 1980/1990 renforce la question des intérêts divergents entre les actionnaires (shareholders) propriétaires de l’entreprise et les personnes qui gèrent l’entreprise pour leur compte au quotidien (les dirigeants salariés). Les actionnaires étant les créanciers résiduels, la corporate governance les a longtemps placés comme acteurs centraux : leurs intérêts devaient primer sur ceux de tous les autres acteurs économiques. C’est ce qu’on appelle la shareholder theory. Avec l’émergence de la RSE et des préoccupations sociétales, d’autres conceptions et théories de la gouvernance ont vu le jour, plus centrées sur la prise en compte des intérêts des salariés, mais également de toutes les parties prenantes (fournisseurs, consommateurs, société civile) : on parle alors de stakeholder theory.

Afin de vous inscrire réellement dans la stakeholder theory vous pouvez réaliser une matrice de matérialité des parties prenantes afin d’identifier quelles parties prenantes sont les plus importantes pour votre organisation, et ainsi prioriser vos actions en fonction de cette importance.

Si vous souhaitez valoriser votre engagement RSE, vous pouvez choisir de vous faire labelliser. La norme ISO 26000 est une norme non certifiable mais uniquement évaluable. Des labels indépendants fondés sur cette norme ont donc vu le jour (par exemple la labellisation Lucie). Vous pouvez également choisir de vous faire labelliser sur votre système de management de l’environnement (ISO 14001) ou sur votre système de management de l’énergie (ISO 50001).

Pour approfondir votre démarche RSE, il est également possible de vous doter d’une raison d’être ou de devenir entreprise à mission.


Les étapes de la construction de sa RSE


Le diagnostic

La première étape pour construire sa démarche RSE est de faire un diagnostic : très souvent les entreprises font déjà de la RSE sans s’en rendre compte (dans leur politique RH, dans les actions du service environnement ou qualité par exemple). Il est donc important de centraliser et formaliser ce qui est déjà fait en termes de RSE. Cette étape requiert la mise en commun d’éléments de tous les services et collaborateurs de l’entreprise. Cela peut se faire grâce à notre outil d’enquête qui vous permettra de récolter toutes ces données en interne.


La formalisation des objectifs

La deuxième étape concerne la formalisation d’objectifs pour la stratégie RSE. Ces objectifs doivent être ciblés, propres à l’entreprise et prioritaires pour toutes les parties prenantes. Il est important que cette étape soit faite en commun avec toutes les parties prenantes de l’entreprise afin de prioriser ensemble les enjeux. Pour cela, vous pouvez utiliser par exemple notre outil de jugement majoritaire qui sert à prioriser les objectifs pour toutes les parties prenantes.


Le plan d'action

La troisième étape concerne la rédaction d’un plan d’action sur une période donnée. Les actions doivent permettre de faire avancer les objectifs. Pour cette étape, vous pouvez utiliser notre module de boîte à idées qui peut permettre de faire émerger des idées directement par les personnes qui vont mettre en œuvre ce plan d’action dans leur travail au quotidien. Cela permet de faire émerger des idées qui soient adaptées aux métiers et réalisables. Il ne sert à rien de rédiger un plan d’action idéal qui ne pourra pas du tout être mis en place ou sera saboté car il n’a pas reçu l’adhésion de vos collaborateurs.

Ce plan d’action doit également comporter des indicateurs (qualitatifs et quantitatifs) qui doivent permettre d’évaluer deux choses : l’efficacité des actions (est-ce que mon action a réussi) et la pertinence des actions (en quoi les actions font avancer mon objectif).


La mise en oeuvre

La dernière étape est la mise en œuvre de votre plan d’action. Cette mise en œuvre peut s’effectuer à nouveau dans une démarche participative afin d’assurer à votre démarche une réelle transparence. Pour cela, vous pouvez par exemple mettre en place un comité de pilotage ou de suivi de la démarche RSE composé de personnes issues de chaque groupe identifié comme parties prenantes. Le pilotage d’une démarche RSE peut également se faire par le biais d’outils de pilotage de la performance (notamment les “Sustainability Balanced Scorecard”). Vous savez tout de la RSE. Maintenant, il ne vous reste plus qu’à vous lancer.


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